Ce samedi là, ils m’invitèrent à les accompagner à Fénérive où ils devaient animer le bal bi-annuel. A l’arrière de la 404 bâchée qui nous conduisait sur la route du nord, je fus le témoin d’une conversation qui m’intéressa vivement. Armand, l’un des animateurs, parlait avec deux passagers comme nous entassés dans le taxi-brousse. Entre deux embardées du chauffeur qui me déconcentraient car elles me faisaient craindre pour ma vie, je percevais des bribes de phrase, où le mot « radio » et le nom du maire revenaient inlassablement. La pauvreté de mon malgache ne me permettait pas d’en comprendre plus.

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