Le premier jour du tournage, précisément à cinq heures et demie, heure toute militaire, la jeep de l’aide de camp du Général attendait Jim devant l’immeuble où se situait son minuscule appartement. Assis sur le siège avant, Pedro l’informa que la belle vie était terminée et que l’heure habituelle de son coucher était devenue celle de son réveil. Comme Jim détestait être réveillé par des personnes inutilement joyeuses, il ne prit pas la peine de répondre. Quand les véhicules entrèrent dans la résidence militaire, devant les villas, il comprit pourquoi leurs propriétaires se cachaient des regards indiscrets. Nulle part ailleurs à Buenos Aires, on trouvait de semblables maisons, avec piscines et immenses pelouses. Mais tout ça était bien laid dans le fond.

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