Lisez le manuscrit de Il est mort, Jim – 11

Retrouvez deux fois par semaine, le mercredi et le dimanche, un nouvel épisode du roman inédit Il est mort, Jim. A retrouver également sur Facebook.Université San Marcos Lima

Chapitre 2-10

Selon notre coutume, nous eûmes tôt fait de trouver une petite cafétéria pour la pause café-cigarettes. Celle-ci était aussi à peu près vide à l’exception d’un enfant qui se balançait sur une chaise. L’université paraissait brusquement désertée. Un homme s’approcha après quelques minutes. Ce devait être le père de l’enfant car dès qu’il le vit, celui-ci cessa son balancement. La cafétéria semblait être une concession dont il devait être le propriétaire avec sa femme, que j’aperçus ensuite lavant la vaisselle. Des assiettes à moitié vides étaient encore sur l’évier avec des restes de riz, de pommes de terre et une sauce jaune que j’identifiai comme étant la Huancaina, un mélange de crackers, de fromage blanc et de piment bien plus savoureux que ne pourrait le faire penser le détail des éléments.
Il y avait eu donc une vie à l’heure du déjeuner.

San Marcos et María-Elena Moyano

A propos de l’épisode 10 de Il est mort, Jim

L’Université San Marcos –  depuis 1551 au Pérou

 

Je suis allé à deux reprises à l’Université de San Marcos. En 1986, accompagné de Sara Joffré, une dramaturge et metteur en scène dont j’ai appris le décès peu de temps avant d’y passer une seconde fois, en décembre dernier. Il est des moments où les souvenirs apparaissent sans besoin d’aller les chercher.

Lisez le manuscrit de Il est mort, Jim – 10

Retrouvez deux fois par semaine, le mercredi et le dimanche, un nouvel épisode du roman inédit Il est mort, Jim. A retrouver également sur Facebook.

Lima

Chapitre 2-9

Combat qui, à Villa El Salvador, dans les cinq années précédentes, avait empoisonné la vie des dirigeants communautaires. Terrorisés dans tous les étages de leur vie quotidienne, ils renonçaient les uns après les autres à leurs idéaux politiques quand ils ne rejoignaient pas les files du Sentier. Celui-ci avait fait des bidonvilles des zones stratégiques pour le développement de sa « guerre populaire ».