Paroles d’invités

Paroles d’invités – Sao Paulo Samedi 17 octobre
Merci à l’Association des professeurs de français de l’état de Sao Paulo pour cette invitation à parler de mes livres et à échanger avec un public si agréable. Et retrouver des amis n’est pas le moindre des plaisirs.

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« Quelques images peuvent peut-être rendre compte du Mexique. Je ne prétends pas en saisir la totalité. Difficile de décrire en quelques mots l’essence d’un pays si particulier et contrasté, mais disposant d’une telle identité. Qui y est allé reconnaîtra instantanément la photographie d’un centre-ville, avec ses bâtiments coloniaux, son église bondée, ses vendeurs de ballons colorés… » Ca n’intéresse personne, p. 35.

 

Ici Radio Pip – suite

« Comme l’avait annoncé la jeune fille, le créneau radial nous fut accordé sans problème. Les bénévoles ne se précipitaient pas à Radio Pip. Il faut dire que Bernard n’avait pas tout à fait tort quant au faible niveau professionnel des radios libres. Elles tenaient toutes leurs promesses en ce qui concerne le qualificatif. Chacun était libre d’y faire de la qualité mais personne n’y était contraint. Le directeur était un soixante-huitard vieillissant qui répondait au doux nom de Percevin Matagallois – je n’ai jamais su si ce nom improbable était vraiment le sien. Naturellement, il cumulait les deux caractéristiques inévitables : il était divorcé et animateur culturel de MJC. »
Vox Latina, p. 16

Jeunesse

« – On pourrait faire une émission avec des conseils complètement absurdes. Prendre les banalités qui reviennent systématiquement et les exagérer…
– Oui, oui, renchérit Céline. Je vois bien ce que tu veux dire. Du style tout ramener à l’enfance malheureuse, interpréter les rêves… ces machins !
Nous décidâmes que l’émission s’appellerait Le quart d’heure psychanalytique du docteur Pip. Les mots nous paraissaient retentir d’une belle évidence. Ils n’avaient qu’un seul inconvénient : ils contraignaient à une très courte durée, qui correspondait mal au projet initial. Nous ne relevâmes pas.
Les cours du lundi furent sacrifiés, comme d’habitude, mais à autre chose qu’à l’habituelle prolongation du week-end. Nous passâmes directement du porche au bar-cave de la faculté. Une large partie de la journée fut consacrée à griffonner des synopsis de projets ou plutôt des projets de synopsis. »
Vox Latina, p. 15

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A nous deux maintenant

L’Alliance française de Querétaro, au Mexique, m’a invité à lire un texte classique.

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Le malheur a ses raisons

« Après avoir été privé du stage si désiré – malheur raisonnable si l’on considère celui de bien d’autres – Jim Rosso a décidé d’émigrer. Il est parti pour l’Argentine, sans savoir qu’il serait suivi quelques années plus tard par ceux qu’il fuyait. Ceux-là mêmes qui sont allés servir les dictatures latino-américaines avec la bénédiction du Vatican et parfois la complicité des Etats-Unis.
– A l’époque, la traversée de l’Atlantique était difficile. Le voyage jusqu’à Buenos Aires a duré vingt-cinq jours. J’ai été malade tout le temps. Et c’est en Argentine que ça s’est produit. »
Marc Boisson, Vox Latina, p. 19

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A mon réveil

 

 

 

Marc Boisson, Il est mort Jim,
Deuxième édition, Ezema, 2020

 

 

« En 2012, à 58 ans, vingt-cinq ans après mon doctorat, je commençai une dernière recherche, que je dédiais… à la mort. »
Il est mort Jim P. 13