Trois livres à gagner

Dans Ca n’intéresse personne, un prêtre enquête sur des apparitions au Mexique.
Il a bien existé et est notamment l’auteur de Les morts nous parlent.

Quel est son nom ?

Les trois premières personnes qui donneront la bonne réponse recevront le roman en version ebook.
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Rue Du Bac

Cela faisait plusieurs mois que je voulais aller rue du Bac. Paris est une ville de randonnées, les voitures ne devraient pas y exister. Il faut marcher dans chaque rue pour répondre à l’appel des librairies aux spécialisations improbables, des magasins que les grandes surfaces n’ont pas achevés, de la majesté des bâtiments.
J’avais hier toutefois une destination précise, la chapelle de la médaille miraculeuse. Au 140 de la rue du Bac, dans le 7e arrondissement, l’histoire raconte qu’en 1830, la religieuse Catherine Labouré a eu des apparitions.
Je voudrais rapporter un seul fait : au premier rang de la chapelle, j’avais devant moi le cercueil de verre de la sainte. Son visage est intact !
Il me semble que, pour le moins, il est aussi difficile d’admettre les apparitions que d’expliquer un tel phénomène.

J’ai bien sûr repensé au saint courroux du Père Brune : “Quel est l’écho de tout ça ? […]Tout le monde s’en fout. Dieu peut faire des miracles, il pourrait agiter le soleil et la lune comme à Fátima, on s’en fout.”

 

L’Eglise n’est pas avare de subtilités

Le dernier chapitre de Ça n’intéresse personne, lu par Stéphanie.

 version papier ou e-book : rubrique Librairie.

Les mots

Je les attrape au vol, quand ils bourdonnent, et je les retiens, je les nettoie, je les décortique, je me prépare devant l’assiette, je les sens cristallins, vibrants, éburnéens, végétaux, huileux, comme des fruits, comme des algues, comme des agates, comme des olives… Et alors je les retourne, je les agite, je les bois, je les avale, je les triture, je les mets sur leur trente et un, je les libère… Je les laisse comme des stalactites dans mon poème, comme des bouts de bois polis, comme du charbon, comme des épaves de naufrage, des présents de la vague…
Pablo Neruda, J’avoue que j’ai vécu, Gallimard, 1975, Traduction de Claude Couffon

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 Il est mort Jim, Ça n’intéresse personneen version papier ou e-book : rubrique Librairie.

Les narrateurs

Jim Rosso, le narrateur de Il est mort Jim découvre un monde qu’il ne soupçonnait pas. Il est vrai qu’il est invisible. Ses certitudes sont à ce point ébranlées devant les innombrables témoignages de l’au-delà qu’il se demande si ne pas y prêter attention n’est pas l’attitude la plus absurde et irrationnelle.

On ne connaît pas bien le narrateur de Ça n’intéresse personne. A-t-il choisi de s’effacer devant ce qui le fascine, à commencer par un pays, le Mexique, un prêtre qui a bien existé mais qui paraît issu d’un livre, une apparition de la Vierge Marie qui dévoile maintenant tous ses secrets ?

L’Eglise n’est pas avare de subtilités

La mention dominicale lui fut sans doute suggérée par une cloche dont le son s’immisça dans sa bibliothèque, à laquelle je me doutais que ses livres faisaient volontiers place. C’était comme si l’église voisine l’appelait, lui qui était si près de la quitter pour l’orthodoxe. Elle avait raison, elle était en train de perdre un de ses meilleurs éléments. Quelle anomalie que cet homme, qui parlait si bien de l’eucharistie, n’en soit jamais l’acteur ! Nul doute que s’il avait eu un diocèse, ses prêches auraient été anthologiques. Le Vatican le laissait parler, comme il aimait à le dire, mais peut-être voulait-il étouffer le génie du prêtre par son indifférence. L’église n’est pas avare de subtilités, lui non plus, qui sans nul doute avait tôt préféré la liberté.
Marc Boisson, Ça n’intéresse personne, manuscrit
#çaninteressepersonne 

Mexico vaut bien une messe

« Nous marchions dans le cloître de l’église de Coyoacán.
Le prêtre ne se rendait sans doute pas encore compte
qu’une affection croissante pour la nécessité de mon
édification religieuse le conduisait à accepter et même
à souhaiter de nouvelles rencontres. Il m’avait demandé
de l’appeler après ma visite de la basilique. « Alors ? ».
Alors, connaissait-il le beau quartier du sud de Mexico,
Coyoacán, littéralement « l’endroit de ceux qui possèdent
des coyotes » ? Le conquistador Hernán Cortés y avait vécu,
pour lequel, je le découvris plus tard, le Père avait une
étonnante inclinaison. Je suggérai que nous pourrions
visiter celle que je considérais la plus belle église de
la ville, si les messes qui s’enchaînaient nous laissaient
un répit. Il considéra, avec l’humour qui le caractérisait,
que Mexico valait bien une messe. »
Marc Boisson, Ca n’intéresse personne, manuscrit, p. 7

IeMJ Lecture Episode 118-Chap 17

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