Ses pensées étaient nostalgiques, diffuses. Puis une vision la réveilla : de lourdes portes enfermant des corps condamnés à l’holocauste, à l’époque où son pays s’était voracement jeté sur ses voisins, d’avance vaincus par la peur. Combien de condamnés remis aux horribles gueules des fours de la mort, combien de victimes offertes par une France d’avance amnésique, combien de personnes transportées sur les voies qu’elle empruntait en ce moment en sens inverse ?
Marc Boisson, Vox Latina, version complète
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