« Si tu n’as pas su aimer, alors tu peux t’en aller »
Le taxi a démarré.

« Eloigne-toi. On n’a plus rien à se dire »
Premier coup de klaxon.
« Toi, intensément toi »
Un feu rouge.
« Je t’aime, sans toi je meurs »
Rue à gauche, premier embouteillage.
« Tu peux recouvrir ton dos de ma douleur »
Avenue. File interminable de véhicules en vue.
« Ne pas être avec toi me fait du mal »
La destination est encore à cinq chansons romantiques que distribue généreusement l’auto-radio.

Le sympathique chauffeur mexicain me souhaite une excellente journée, convaincu qu’il l’a allégée avec de douces chansons. Il ne s’est pas rendu compte que la tonne de sucre qui s’écoule de ses portières n’aide pas en m’en extraire.