Lisez le manuscrit de Il est mort, Jim – 27

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avion

 

Chapitre 4-2

Jean Morzelle avait apparemment déclaré que les religions disaient n’importe quoi. Cette impression d’amour universel n’était pourtant pas sans rappeler les discours catholiques. La page du site que je consultais se terminait sur ces mots :  » C’est une certitude, il y a un au-delà ; mais en attendant, il faut vivre ici…  » J’aurais aimé pouvoir prononcer ces premières paroles.
En faveur de la contre-argumentation du bloggeur – David Rossini était son nom, il y avait la personnalité d’Eduardo Pastor. Les nombreuses histoires qu’il s’était plu à raconter, avant de sombrer dans son malaise diabético-alcoolique, avec un brio certain, montraient qu’il s’intéressait de près à l’univers ésotérique. Le troisième point de David Rossini avait manifestement du poids. « Le contenu des EMI, comme celui des rêves ou des hallucinations, dépend de la culture de l’expérienceur. »

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EMI

Chapitre 4-1

Une fois arrivé, je m’interrogeai sur la réaction d’Eduardo. Pour quelqu’un qui disait ne plus avoir peur de la mort, il semblait paniqué. Peut-être dirait-il que la souffrance avant la possibilité de la mort l’avait inquiété. L’angoisse avant le grand plongeon devait être naturelle, quelles que soient les croyances des individus.
Je me souvins du livre de l’historien Philippe Aries, L’homme devant la mort[1]. Sa conception romantique dans les arts au 19e siècle l’avait-elle rendue plus acceptable qu’au 21e, où l’on mourait cachés dans les hôpitaux, à un âge canonique ? On ne parlait plus de la mort, elle ne faisait plus partie de la vie et était devenue une anomalie. J’étais bien placé pour parler de la peur de la mort.

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chien blanc

 

Chapitre 3-13

Eduardo manifesta encore une fois le don de n’écouter que ce qui l’intéressait.
– Cela se passait dans la montagne. J’avais une « camionnette » à l’époque et avec Gertrudis et Julia, on allait chez mon compadre[1] à Huancayo.
– Julia ?
– Julia, notre fille. D’ailleurs, elle est comme moi. Elle voit des choses.
Il y eut un blanc puis il reprit brusquement.
– Alors, c’était la tombée de la nuit. Au beau milieu de nulle part, j’ai vu un chien à côté de la voiture. C’était un grand chien, une sorte de chien-loup, mais blanc.

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Antenas barriadas

Chapitre 3-12

Dès que l’occasion se présenta, j’abordai le sujet de mes recherches sur les EMI avec Eduardo.
– Je ne savais pas qu’il y avait autant de témoignages sur ces expériences de mort imminente.
– Mais bien sûr, Jim. Je peux te présenter des gens à qui c’est arrivé.
– Des millions de gens, disent-ils. Cela reste à démontrer, tout de même. Et, évidemment, c’est une statistique impossible à prouver.

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Pão de queijo

Chapitres 3-10  3-11

Il y avait un garçon avec elle qu’elle appelait Burro, et qui revenait à peine de France.
– Si tu l’avais vu il y a deux ans, dit Véronique en le désignant. Il avait les cheveux longs et n’était pas parisien, comme maintenant. Mais heureusement, quand tu es de passage, tu te souviens, Burro, de ta vieille professeur et de ses pães de queijo[1].
– Les pães-de-queijo que Véronique fait, avait dit le jeune homme, sont au moins à la hauteur de ceux que font les Mineiros[2]. Lorsque j’étais étudiant, on en sentait l’odeur jusque chez nous au Zoologique.

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Avenida Pardo

Chapitre 3-9

Le docteur Charbonier avait lui-même échangé par télépathie. Intéressant qu’il ne soit pas que témoin ! Une patiente comateuse s’étouffait et son équipe se demandait ce qui l’empêchait de respirer. Brusquement, l’anesthésiste sentit qu’elle lui adressait un message, qui disait qu’elle avait une boule prise dans la trachée artère. L’infirmière refusa cette hypothèse, assurant qu’elle avait pris toutes les précautions pour que ce soit impossible. Et pourtant, Charbonier sauva la malade en extrayant effectivement le bouchon qui l’empêchait de respirer. A son réveil, alors qu’elle ne l’avait jamais vu, elle savait que c’était lui qui l’avait opérée.

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barque

Chapitre 3-8

Il était déjà plus d’une heure du matin mais je poursuivis ma navigation sur Internet. C’était une heure tranquille. Le téléphone ne risquait guère de sonner pour annoncer une mauvaise nouvelle venant de France. Je revis une vidéo plus longue[1] avec le médecin anesthésiste réanimateur, Jean-Jacques Charbonier, qui déclarait : « Mon métier fait de moi un professionnel averti de l’Expérience de Mort Imminente ou NDE, car voilà maintenant plus de 20 ans que je m’occupe de personnes en état de mort imminente ; des comateux qui, plongés dans les limbes d’une dimension inconnue, parviennent parfois à revenir à la vie après avoir traversé une expérience bouleversante, ou encore des opérés qui sortent de leurs corps pour traverser les murs des blocs opératoires. […]Tout ce qui existe n’est pas nécessairement expliqué ou explicable.

Lisez le manuscrit de Il est mort, Jim – 19

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accident

Chapitre 3-7

Je devais me référer souvent, dans les années à venir, à ce reportage et au livre de Moody. Le fait qu’il soit un médecin, comme celui qui va apparaître dans les lignes suivantes, et la variété des personnes rapportant des EMI, m’amenèrent à conclure qu’elles ne pouvaient être écartées comme de simples balivernes. Il y avait bien quelque chose, quelque part.
Il était tard lorsque je terminai de visionner le documentaire.

Lisez le manuscrit de Il est mort, Jim – 18

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Vie

Chapitre 3-6

J’accédai ensuite à un documentaire[1] avec des témoignages recueillis par Moody, peut-être ceux que l’on retrouvait dans son livre. Pendant 20 ans, il avait regroupé ces récits. L’un avait été victime d’une électrocution et avait dû au seul fait de porter des chaussures avec des semelles en caoutchouc, celui de ne pas avoir été volatilisé. La deuxième était une jeune infirmière qui s’était suicidée. La troisième, une dame d’une soixantaine d’années, avait subi un traumatisme post-opératoire. Le quatrième était lui-même psychiatre et victime d’une double pneumonie. La cinquième avait eu une fin originale : manager d’artistes, elle avait été attaquée par des abeilles. Le sixième était un Russe, comme on en voyait dans les films des années soixante-dix : un cerveau dissident, docteur en psychologie.

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tunnel

Chapitre 3-5

Je revins chez moi avec le Dr Moody. J’étais presque honteux de l’avoir acheté et m’étais surpris à jeter des regards furtifs autour du stand au cas où une connaissance de l’université serait passée par là. Cela me gênait comme lorsque, dans ma jeunesse française, j’achetais une revue pornographique et que le rouge poussait jusqu’à la racine de mes cheveux du bureau de tabac jusqu’à ma chambre.
Je l’entrepris presque aussitôt que j’arrivais à mon appartement. Je retournai le livre et l’examinai avec curiosité et le recul bien-pensant devant un objet kitsch… Il narrait apparemment le cas de ce qui était traduit en français par « mort imminente » ou « mort rapprochée ». Il devait y avoir une nuance entre les deux.