Lisez le manuscrit de Il est mort, Jim – 20

Retrouvez deux fois par semaine, le mercredi et le dimanche, un nouvel épisode du roman inédit Il est mort, Jim. A retrouver également sur Facebook.

barque

Chapitre 3-8

Il était déjà plus d’une heure du matin mais je poursuivis ma navigation sur Internet. C’était une heure tranquille. Le téléphone ne risquait guère de sonner pour annoncer une mauvaise nouvelle venant de France. Je revis une vidéo plus longue[1] avec le médecin anesthésiste réanimateur, Jean-Jacques Charbonier, qui déclarait : « Mon métier fait de moi un professionnel averti de l’Expérience de Mort Imminente ou NDE, car voilà maintenant plus de 20 ans que je m’occupe de personnes en état de mort imminente ; des comateux qui, plongés dans les limbes d’une dimension inconnue, parviennent parfois à revenir à la vie après avoir traversé une expérience bouleversante, ou encore des opérés qui sortent de leurs corps pour traverser les murs des blocs opératoires. […]Tout ce qui existe n’est pas nécessairement expliqué ou explicable.

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accident

Chapitre 3-7

Je devais me référer souvent, dans les années à venir, à ce reportage et au livre de Moody. Le fait qu’il soit un médecin, comme celui qui va apparaître dans les lignes suivantes, et la variété des personnes rapportant des EMI, m’amenèrent à conclure qu’elles ne pouvaient être écartées comme de simples balivernes. Il y avait bien quelque chose, quelque part.
Il était tard lorsque je terminai de visionner le documentaire.

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Vie

Chapitre 3-6

J’accédai ensuite à un documentaire[1] avec des témoignages recueillis par Moody, peut-être ceux que l’on retrouvait dans son livre. Pendant 20 ans, il avait regroupé ces récits. L’un avait été victime d’une électrocution et avait dû au seul fait de porter des chaussures avec des semelles en caoutchouc, celui de ne pas avoir été volatilisé. La deuxième était une jeune infirmière qui s’était suicidée. La troisième, une dame d’une soixantaine d’années, avait subi un traumatisme post-opératoire. Le quatrième était lui-même psychiatre et victime d’une double pneumonie. La cinquième avait eu une fin originale : manager d’artistes, elle avait été attaquée par des abeilles. Le sixième était un Russe, comme on en voyait dans les films des années soixante-dix : un cerveau dissident, docteur en psychologie.

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tunnel

Chapitre 3-5

Je revins chez moi avec le Dr Moody. J’étais presque honteux de l’avoir acheté et m’étais surpris à jeter des regards furtifs autour du stand au cas où une connaissance de l’université serait passée par là. Cela me gênait comme lorsque, dans ma jeunesse française, j’achetais une revue pornographique et que le rouge poussait jusqu’à la racine de mes cheveux du bureau de tabac jusqu’à ma chambre.
Je l’entrepris presque aussitôt que j’arrivais à mon appartement. Je retournai le livre et l’examinai avec curiosité et le recul bien-pensant devant un objet kitsch… Il narrait apparemment le cas de ce qui était traduit en français par « mort imminente » ou « mort rapprochée ». Il devait y avoir une nuance entre les deux.

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salon livre

Chapitre 3-4

« La mort, plus du tout », songeai-je, quelques heures plus tard, chez moi, alors que je fumais une cigarette assis à la table de la cuisine. J’en étais encore bien loin, en ce qui me concernait. J’avais commencé à lire les journaux du dimanche, que j’avais trouvés sous ma porte en rentrant, puis mon esprit était revenu vers les paroles d’Eduardo. J’avais déjà entendu parler d’histoires semblables mais n’y avais pas prêté attention. Sans doute qu’à ces autres moments de ma vie, j’étais moins enclin à les écouter. Mais cette fois, le témoignage avait été direct et Eduardo paraissait croire en ce qu’il racontait. J’étais à peu près dans l’état d’esprit suivant : et si cela pouvait être vrai !

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expérience de mort imminente

Chapitre 3-3

Eduardo ne gardait plus aucune trace apparente de son problème de santé. Il aimait raconter des histoires et le faisait avec un certain talent. Ses nombreuses anecdotes, liées au pays dont il était fier, le sien, étaient agréables à entendre.
A la fin du repas, nous restâmes seuls. On entendait sa femme et sa sœur débuter une longue vaisselle. C’est là qu’il fit allusion à ce qui lui était arrivé sur le banc à Miraflores.

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Piscou sour

Chapitre 3-2

Une femme inquiète attendait Eduardo. Lorsqu’elle fut rassurée, elle se confondit en remerciements et se présenta. Elle s’appelait Gertrudis.
– Vous devez absolument revenir, dit Eduardo.
– Oui, renchérit sa femme. Venez déjeuner avec nous dimanche.
Je me laissai surprendre par l’invitation et n’eus pas la présence d’esprit de refuser. Et comme je pensais que mon hôte pouvait avoir des choses intéressantes à me raconter, en tant qu’ex-militaire, je conclus, en rentrant chez moi dans un bus improbable, que j’avais bien fait d’accepter.

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Mort
Chapitre 3.1

En  2012, vingt-cinq ans après mon doctorat, je commençai une dernière recherche, que je dédiais… à la mort.
Elle débuta par une rencontre.
Plus je vieillissais, plus j’aimais me promener sur le bord de mer. J’allais régulièrement sur le Malecón[1] Císneros, à Miraflores, où, du haut des falaises, on embrasse l’océan Pacifique. Il faut dire que j’avais, au fil des années, et après un divorce, réussi à acheter un appartement dans le quartier de Miraflores, avenue Pardo, à deux cuadras[2] du malecón et face à l’ambassade du Brésil, pays qui a sa place dans cette histoire.

Lisez le manuscrit de Il est mort, Jim – 12

Aujourd’hui le dernier épisode du 2e chapitre. Mercredi, avec le 3e, le lecteur quitte le Sentier Lumineux pour entamer  l’en(quête) spirituelle de Jim

Chapitre 2-12

Cette rencontre servit ma recherche. Quelques mois plus tard, je fus abordé, à la sortie de mes cours, par un homme que je ne connaissais pas.
Je sortais du campus du Jirón Camaná et traversais la Plaza Francia lorsqu’un individu se leva d’un banc et se plaça devant moi. Il n’avait pas l’air agressif. Je lui adressai un regard interrogateur. Il se présenta comme le mari de Maria Aparecida, la secrétaire de l’université. Ciel, un mari jaloux ! Il ne manquait plus que ça.

Lisez le manuscrit de Il est mort, Jim – 11

Retrouvez deux fois par semaine, le mercredi et le dimanche, un nouvel épisode du roman inédit Il est mort, Jim. A retrouver également sur Facebook.Université San Marcos Lima

Chapitre 2-10

Selon notre coutume, nous eûmes tôt fait de trouver une petite cafétéria pour la pause café-cigarettes. Celle-ci était aussi à peu près vide à l’exception d’un enfant qui se balançait sur une chaise. L’université paraissait brusquement désertée. Un homme s’approcha après quelques minutes. Ce devait être le père de l’enfant car dès qu’il le vit, celui-ci cessa son balancement. La cafétéria semblait être une concession dont il devait être le propriétaire avec sa femme, que j’aperçus ensuite lavant la vaisselle. Des assiettes à moitié vides étaient encore sur l’évier avec des restes de riz, de pommes de terre et une sauce jaune que j’identifiai comme étant la Huancaina, un mélange de crackers, de fromage blanc et de piment bien plus savoureux que ne pourrait le faire penser le détail des éléments.
Il y avait eu donc une vie à l’heure du déjeuner.