Lisez le manuscrit de Il est mort, Jim – 34

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aéroport

Chapitre 5-1

Quelques jours après mon retour à Lima, je repris l’avion, cette fois en direction de la France. Il fallait bien l’avouer, pour un voyage moins joyeux que le précédent.
Chaque fois qu’en hiver j’arrivais à Roissy, je retrouvais une sensation de froide étrangeté. Tout d’abord le passage par la passerelle-tube, collée à la porte de l’avion comme si elle allait aspirer son contenu. C’était encore un sas, un moment intermédiaire entre le pays qu’on avait laissé en été et celui qu’on retrouvait en hiver.

Lisez le manuscrit de Il est mort, Jim – 33

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Coccinelle

Chapitre 4-8

Le dernier jour de mon séjour, Burro me proposa de m’amener à Belo Horizonte. C’était un samedi mais Véronique ne pouvait pas nous accompagner. Elle avait une réunion au Musée de l’Inconfidência. Je me demandais bien avec qui mais comme elle aimait exagérément se donner des airs de mystère, je décidai de ne pas lui laisser ce plaisir.
– Le samedi matin, parfois, je me rends dans un centre spirite, me dit Burro. J’ai pensé que ça t’intéresserait pour tes recherches.

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Congonhas

Chapitre 4-7

– Qu’est-ce que tu aimes à Lima ?, demanda Véronique.
– Tout, en fait.
– Comment ça tout, ce n’est pas un peu exagéré ?
– J’ai dit « tout » sans même y réfléchir. Ce doit être sincère. J’aime qu’elle soit face à l’océan. Les quartiers de Barranco et de Miraflores où tu peux marcher le long des falaises avec la mer en contre-bas. J’aime la valse continue des vieux bus et des colectivos bariolés. J’aime l’espagnol que parlent les Péruviens. J’aime les odeurs de bois des balcons du centre-ville. J’aime voir les vendeuses d’emolientes avec leurs vieilles carioles. Et j’aime même les odeurs de pisse et de nourriture qui imprègnent la ville. Et j’aime le fait qu’il n’y pleuve jamais.

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Ouro Preto

Chapitre 4-6

EMI, Brésil, Kardec, Inde, Tibet, bouddhisme. Des zones se dessinaient à la manière des cartes conceptuelles.
Le lendemain de cette nouvelle veillée sur mes recherches, je décidai de consacrer la journée à visiter Ouro Preto. J’avais vu les églises de loin et connaissais mal la ville. Lors de mon premier séjour, la pluie m’avait découragé de marcher et il est difficile de la parcourir autrement qu’à pied tant il y a de choses à voir et tant les rues sont étroites, sinueuses et pentues.
Ouro Preto est une ville coloniale située sur plusieurs collines.

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Troisième oeil

Chapitre 4-5

Dès que je le pus, le soir dans mon lit avec mon ordinateur portable, en chercheur obstiné, j’entrepris de vérifier cette histoire de « troisième œil ». L’inévitable Wikipedia écrivait ce que je savais déjà, qu’on disait également « œil de l’âme ». Je trouvai également l’expression «porte de l’âme» et lus que c’était «une métaphore « une métaphore mystique et ésotérique d’origine orientale qui désignait, au-delà des yeux physiques, un troisième regard, celui de la connaissance de soi».
Je sursautai soudain, ce qui fit grincer mon lit et, consécutivement, déclencher mon rire.

Lisez le manuscrit de Il est mort, Jim – 29

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Librairie Ouro Preto

Chapitre 4-4

– Et pourquoi avez-vous choisi de raconter cette histoire de l’Inconfidência ? poursuivit la directrice de l’Alliance Française.
– La première raison est pratique, dit Véronique. Felipe est d’ici ; moi j’y travaille. Comme vous le savez, pour aggraver les choses, je suis professeure d’histoire. Je devrais dire « j’étais » puisque j’ai pris ma retraite mais je ne cesserai jamais de l’être. Felipe le sait bien, qui m’a beaucoup reproché de continuer à le traiter comme mon étudiant pendant l’écriture du livre. Nous voulions écrire un livre qui mêle le présent avec un événement historique fort.

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Ouro Preto

Chapitre 4-3

Avant le lancement, ma tante eut le temps de m’informer de la genèse de son livre. Je m’étonnais qu’elle l’ait écrit avec un de ses étudiants. Burro s’était chargé de la partie actuelle tandis qu’elle rédigeait les chapitres historiques. Dans le présent, à Paris, une femme achetait pour son fils une statuette chez un antiquaire, en guise de cadeau pour son départ à Ouro Preto, où il allait réaliser un stage et loger chez sa tante. Peu de temps après, elle était assassinée.

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avion

 

Chapitre 4-2

Jean Morzelle avait apparemment déclaré que les religions disaient n’importe quoi. Cette impression d’amour universel n’était pourtant pas sans rappeler les discours catholiques. La page du site que je consultais se terminait sur ces mots :  » C’est une certitude, il y a un au-delà ; mais en attendant, il faut vivre ici…  » J’aurais aimé pouvoir prononcer ces premières paroles.
En faveur de la contre-argumentation du bloggeur – David Rossini était son nom, il y avait la personnalité d’Eduardo Pastor. Les nombreuses histoires qu’il s’était plu à raconter, avant de sombrer dans son malaise diabético-alcoolique, avec un brio certain, montraient qu’il s’intéressait de près à l’univers ésotérique. Le troisième point de David Rossini avait manifestement du poids. « Le contenu des EMI, comme celui des rêves ou des hallucinations, dépend de la culture de l’expérienceur. »

Lisez le manuscrit de Il est mort, Jim – 26

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EMI

Chapitre 4-1

Une fois arrivé, je m’interrogeai sur la réaction d’Eduardo. Pour quelqu’un qui disait ne plus avoir peur de la mort, il semblait paniqué. Peut-être dirait-il que la souffrance avant la possibilité de la mort l’avait inquiété. L’angoisse avant le grand plongeon devait être naturelle, quelles que soient les croyances des individus.
Je me souvins du livre de l’historien Philippe Aries, L’homme devant la mort[1]. Sa conception romantique dans les arts au 19e siècle l’avait-elle rendue plus acceptable qu’au 21e, où l’on mourait cachés dans les hôpitaux, à un âge canonique ? On ne parlait plus de la mort, elle ne faisait plus partie de la vie et était devenue une anomalie. J’étais bien placé pour parler de la peur de la mort.

Lisez le manuscrit de Il est mort, Jim – 25

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chien blanc

 

Chapitre 3-13

Eduardo manifesta encore une fois le don de n’écouter que ce qui l’intéressait.
– Cela se passait dans la montagne. J’avais une « camionnette » à l’époque et avec Gertrudis et Julia, on allait chez mon compadre[1] à Huancayo.
– Julia ?
– Julia, notre fille. D’ailleurs, elle est comme moi. Elle voit des choses.
Il y eut un blanc puis il reprit brusquement.
– Alors, c’était la tombée de la nuit. Au beau milieu de nulle part, j’ai vu un chien à côté de la voiture. C’était un grand chien, une sorte de chien-loup, mais blanc.