Et pendant ce temps-là

Aucun parti politique ne parle du bonheur – Patrick Burensteinas

Le Télégraphe

J’ai lu

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J’arrivai à Mexico

J’arrivai à Mexico un lundi de septembre. Mon avion survolait la ville en y déposant les éclairs de lumière d’un soleil resplendissant qui me permit d’apercevoir de nombreuses taches vertes. La descente révéla une grande quantité d’arbres à mon attention surprise. Je m’attendais à tort à une ville minérale et si polluée qu’on ne pouvait y connaître un ciel bleu. La contamination y est bien un fait, mais le beau temps est persistant. Le souvenir de cet accueil inattendu parvint à effacer celui d’un atterrissage qui me fit craindre de commencer mon séjour par son achèvement.

Ça n’intéresse personne, p. 36
 version papier ou e-book : rubrique Librairie.

En ce 1er novembre, un hommage à la Fête des morts au Mexique :

Fête des morts

« Les friandises s’habillent aussi pour la fête. Des stands colorés exposent des têtes de mort en amande et autres pâtes sucrées. Les pains des morts, des brioches en forme de crâne ornées de tibias, font les délices des palais, le régal des vitrines et le supplice des abstinents. »
Ca n’intéresse personne, p. 67, 68

Madagascar

« Les traversées des bras de mer ou des rivières sur les bacs à la tombée du soir furent une des plus belles images du périple : le clapotis des perches sur l’eau calme, le profil des rameurs se détachant sur un ciel orangé, la sensation que les véhicules glissaient sur l’eau, le rire des enfants qui nageaient à proximité des petites maisons en bois. »

Vox Latina, lecture gratuite, accessible par le menu du site

 

« Quelques images peuvent peut-être rendre compte du Mexique. Je ne prétends pas en saisir la totalité. Difficile de décrire en quelques mots l’essence d’un pays si particulier et contrasté, mais disposant d’une telle identité. Qui y est allé reconnaîtra instantanément la photographie d’un centre-ville, avec ses bâtiments coloniaux, son église bondée, ses vendeurs de ballons colorés… » Ca n’intéresse personne, p. 35.

 

✈✈✈

Ça fait réfléchir cette histoire des avions pour nulle part

Article du Monde

 

Ici Radio Pip – suite

« Comme l’avait annoncé la jeune fille, le créneau radial nous fut accordé sans problème. Les bénévoles ne se précipitaient pas à Radio Pip. Il faut dire que Bernard n’avait pas tout à fait tort quant au faible niveau professionnel des radios libres. Elles tenaient toutes leurs promesses en ce qui concerne le qualificatif. Chacun était libre d’y faire de la qualité mais personne n’y était contraint. Le directeur était un soixante-huitard vieillissant qui répondait au doux nom de Percevin Matagallois – je n’ai jamais su si ce nom improbable était vraiment le sien. Naturellement, il cumulait les deux caractéristiques inévitables : il était divorcé et animateur culturel de MJC. »
Vox Latina, p. 16

Jeunesse

« – On pourrait faire une émission avec des conseils complètement absurdes. Prendre les banalités qui reviennent systématiquement et les exagérer…
– Oui, oui, renchérit Céline. Je vois bien ce que tu veux dire. Du style tout ramener à l’enfance malheureuse, interpréter les rêves… ces machins !
Nous décidâmes que l’émission s’appellerait Le quart d’heure psychanalytique du docteur Pip. Les mots nous paraissaient retentir d’une belle évidence. Ils n’avaient qu’un seul inconvénient : ils contraignaient à une très courte durée, qui correspondait mal au projet initial. Nous ne relevâmes pas.
Les cours du lundi furent sacrifiés, comme d’habitude, mais à autre chose qu’à l’habituelle prolongation du week-end. Nous passâmes directement du porche au bar-cave de la faculté. Une large partie de la journée fut consacrée à griffonner des synopsis de projets ou plutôt des projets de synopsis. »
Vox Latina, p. 15