Jim et Marc

Il est mort Jim est une aventure que nous avons vécue à deux, mon personnage et moi. Il a entamé un chemin que j’ai emprunté avec lui. Mes pages sont son berceau et son cercueil puisqu’il est mort dès le début du roman.
Jim se plaint à la fin de notre parcours que je le renvoie au néant du livre qu’on ferme. Il m’a envoyé un message qu’il n’a pu me délivrer au détour d’une conversation.

Il a utilisé un vecteur que j’ai peu apprécié. Mais on ne va pas se laisser faire tout de même !!?

Une expérience de mort imminente

« J’avançais dans un tunnel. Précisément, mon corps glissait à l’horizontale dans ce tunnel. Il y avait une lumière verte, pas trop forte, autour de moi. Je sentais que quelque chose me frottait le corps. Comme une brise mais en même temps ce n’était pas le vent. C’était une sensation complètement inconnue et agréable. Un plaisir pas connu dans cette vie. Je me rappelle aussi que j’étais très calme, très relaxé. Au milieu du tunnel, tout d’un coup, je me suis réveillé et petit à petit, j’ai vu l’infirmière qui me parlait. Et au même moment que je me réveillais, j’ai nettement senti que quelqu’un se levait de mon lit. Quelqu’un qui a soulevé les draps et s’est levé. »
Il est mort Jim, p. 13-14

Du coupisme

Je ne sais pas exactement quand ça a commencé, quelques mois tout au plus. Je l’ai observé chez les plus jeunes, lorsque la possibilité de dialogues naissait d’une (courte) pause Smartphone. « Du coup » a envahi les débuts de phrase. L’expression s’est ensuite immiscée dans le moindre intervalle lexical et a percé les couches d’âge. Elle a tordu le cou(p) aux « donc » « alors » et autres « de ce fait » qui ne savaient pas que la langue française pouvait témoigner de tant d’ingratitude après des siècles de loyaux services. Bien heureusement, nous sommes quelques valeureux qui résistons. Du coup, grâce à nous, l’expression n’étouffera pas le vocabulaire, telles les mauvaises herbes la variété des plantes…

 

Question d’une lectrice de Il est mort Jim

Angélica : « À quel moment de l’écriture élaborez-vous le titre d’un roman? Y a-t-il  une intuition momentanée?  Comment « Il est mort Jim » est-il né? »

La réponse en vidéo :

 

« Bien sûr, pour qui ne veut en démordre, il y a une explication rationnelle à ce phénomène. J’ai trouvé sur Internet qu’il s’agit d’une panne du navigateur Google Chrome, qualifiée par l’humour d’informaticiens. Comme leur spécialité et la science-fiction font bon ménage, ils ont emprunté cette phrase à la fameuse série Star Trek, dont je cite l’extrait au début de cet ouvrage. Ceci étant dit, ce phénomène ne s’était jamais présenté à moi, qui suis un utilisateur quotidien dudit navigateur, ni aux personnes à qui j’en ai parlé. » Il est mort Jim, p. 374-375

Il nous l’avait bien dit

Inutile de traduire l’invective à l’intention de ceux qui ne l’avaient pas cru 😉

J’aime particulièrement une scène de Hannah et ses soeurs. L’incorrigible Woody Allen est persuadé qu’il est atteint d’une tumeur au cerveau. Il visualise tout d’abord la scène classique du médecin des années 80 qui affiche les radios pour signifier que son cas est désespéré avant que le chirurgien n’éclaire réellement les vues de son cerveau pour l’informer qu’il n’a absolument rien. On voir ensuite Woody sauter de joie dans la rue avant de retomber dans l’anxiété. Inutile de se réjouir ! Il n’a rien cette fois mais à l’avenir ?!!!


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La peur

Philosophes et psychanalystes l’ont traitée avec un à-propos scientifique dont je n’ai ni les moyens ni l’intention.
Mais elle se révèle à moi comme une lecture très éclairante de notre existence, j’ose espérer seulement terrestre.
Quelle découverte banale, me dira-t-on, je le crains ! Quelle juste lecture toutefois des haines, jalousies, mensonges, vantardises, ambitions…
L’homme est un pauvre petit être. Venu au monde (sans le vouloir ?), il est condamné à mort le premier jour de sa vie. Aussitôt sorti de la première enfance, il n’y a pas ensuite un pas où il ne s’expose à des défis scolaires, professionnels, médicaux.
Je ne vois qu’une seule attitude, un bouleversement du point de vue. Il est plus facile de pardonner si nous expliquons les comportements à l’obscurité de la peur.
Et si notre existence est une expérience, un film, une fiction, si nous l’acceptons comme telle, quels que soient les aléas de notre vie, rien ne doit pouvoir nous atteindre.

La véritable révolution est intérieure

Miraflores – Lima

    
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Con el pasar de los años, me gustaba cada vez más la proximidad del mar. Iba con regularidad al Malecón Císneros, en Miraflores, desde donde lo alto del acantilado se abraza el océano Pacífico. Cabe añadir que, a lo largo del tiempo y en el término de un divorcio, había logrado comprar un departamento en el barrio de Miraflores, avenida Pardo, a dos cuadras del malecón y frente a la embajada de Brasil, un país que tiene un lugar en esta historia.
Al volver en dirección de Larcomar, iba acabándose la tarde. Los paseantes se habían esfumado. Las viejas señoras blancas de Miraflores ya habían reincorporado sus edificios en el sillón de ruedas que empujaban sirvientas mestizas uniformadas. Nada más me cruzaba con limeños y extranjeros aficionados al footing. Como se aproximaba un bello ocaso, me detuve de nuevo en un banco, lo más cerca que pude del acantilado (Trad de l’auteur).
Il est mort Jim

 

L’éveil

Je restais prudent. Ne voit-on pas le monde du bout de notre lunette ?
Je lisais, j’entendais que le monde s’éveillait.
Je n’y croyais pas vraiment.
Comment se faisait-il que, précisément au moment où je m’intéressais à l’invisible, d’autres avaient la même expérience ?
Le lendemain d’une conversation où je remettais en cause, avec une véhémence qui ne désirait qu’être trompée, l’éveil spirituel de notre monde, un documentaire et un article, l’affirmant précisément, se placèrent bien à ma vue.

Je crois désormais que notre monde vibre différemment.
Parviendra-t-il à se transformer avant que la planète ne devienne, pour l’homme, définitivement invivable?

Les mondes parallèles

Petit extrait du manuscrit

« M’appartenait-il d’écrire mes années à venir ? J’en avais fait, j’en faisais un roman. Il n’aurait pas échappé à Dieu que j’avais repris l’idée que la littérature permettait de se substituer à lui. Ne créait-elle pas des hommes et des femmes, qui, l’espace de quelques trois-cents pages, vivaient des existences plus réelles, fantasques, fantastiques que la vie ? »