Vox Latina

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Bois de papier

« Confiant désormais dans son destin, je lui avais adressé mon texte par la poste, en y joignant un courrier court et neutre. Le repas fut agréable. Le chêne n’avait pas menti, c’était un éditeur qui convenait bien au livre. Un chêne qui soutenait l’édition papier, ça ne manquait pas de piquant. »

#ilestmortjimmarcboisson 

Vox Latina

– Rat des champs, rat des villes, je n’ai jamais su vraiment choisir…
Je viens d’arriver de la République dominicaine et on m’a offert ce travail.
– Pour moi, c’est le contraire. Je suis ici par manque de travail.

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Jacques Loussier

a rejoint Bach auprès de Dieu.

Jacques Loussier (1934-2019)
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Vox Latina

Ce samedi là, ils m’invitèrent à les accompagner à Fénérive où ils devaient animer le bal bi-annuel. A l’arrière de la 404 bâchée qui nous conduisait sur la route du nord, je fus le témoin d’une conversation qui m’intéressa vivement. Armand, l’un des animateurs, parlait avec deux passagers comme nous entassés dans le taxi-brousse. Entre deux embardées du chauffeur qui me déconcentraient car elles me faisaient craindre pour ma vie, je percevais des bribes de phrase, où le mot « radio » et le nom du maire revenaient inlassablement. La pauvreté de mon malgache ne me permettait pas d’en comprendre plus.

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Luz

Il est des souvenirs dont on peut s’emplir quand ils sont encore au présent. On les emporte alors peut-être avec soi et ils se substituent à la nostalgie. Mes pas au Mexique sont depuis quelques mois rythmés par cette sensation. Le départ du pays n’est plus si lointain mais il y a sans doute une autre explication, de l’ordre, me semble-t-il, de la force des images que le lieu inscrit.

Je me souviendrai des bains de lumière matinaux de cet appartement

Vox Latina

Je n’aime pas les sports d’hiver. Et d’ailleurs je ne comprends pas les gens qui font semblant de trouver ça étrange. Parce qu’enfin, je ne vois pas ce qui plaide en faveur de la transhumance hivernale.

Bach

Il explique : « C’est pour cela que le but ultime et le propos final de toute musique est de louer Dieu et la récréation de l’âme. Si l’on ne prend pas cela en compte, il n’y a donc pas de vraie musique mais plutôt un vacarme et un bourdonnement diaboliques ». Derrière ces généralisations on trouve la supposition, si ce n’est pas à proprement une affirmation, que sa musique, dédiée à « honorer Dieu », devait donner lieu au « délice permis de l’âme » de ses musiciens comme de ses auditeurs, comme si, comme le suggère Butt, « il y avait une connexion mécanique entre une intention de composition religieuse et un effet profane, terrestre ». C’était une autre manière, dont s’est prévalue Bach, d’affirmer l’unité des natures physiques et spirituelles [ …]
John Eliot Gardiner, La música en el castillo del cielo, Acantilado 2005 Traduction MB

Vox Latina

Le temps s’écoule au rythme des habitudes retrouvées. Je me sens plutôt stationnaire, comme un convalescent qui n’intéresse plus personne parce qu’on le sait tiré d’affaire. Je partage mon temps entre mon travail qui continue à m‘intéresser, les lectures, la course à pied et les courtes visites chez mes amis aux quatre coins de la France et quelque-part en Europe.

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Amis-mi

C’est formidable. On retrouve des amis sur les réseaux sociaux. On ne s’était pas revus depuis des années et voilà qu’on peut de nouveau passer du temps ensemble. Ils habitent à Sydney et nous à Santiago. Ce n’est pas grave. On échange sorties, croissance des petits, quelques idées du monde qui va mal. On éprouve des émotions communes, fortes, hautement authentiques :

Et parfois patatras. On ne dépasse pas la simple confirmation d’amitié. On s’est reconnus, on a échangé un petit coucou avec le bouton dédié et puis plus rien. Qu’est-il arrivé ? Notre ligne d’amis est-elle trop fournie ? Nous n’avons pas assez d’heures à leur consacrer ? On croyait se manquer et on ne s’était pas vraiment cherchés ?
On découvre l’évidence : les échanges diminuent au fur et à mesure que les canaux s’ouvrent et que leur nombre s’accroît. La multiplicité des interlocuteurs est inversement proportionnelle à la profondeur de la communication. La conversation en tête-à-tête, puis la lettre, l’e-mail, le post, et enfin le message, la photo, la vidéo instantanés.
La prochaine étape, l’ultime expression de l’amitié : l’émoticône instantané qui disparaît aussitôt vu ?