Il explique : « C’est pour cela que le but ultime et le propos final de toute musique est de louer Dieu et la récréation de l’âme. Si l’on ne prend pas cela en compte, il n’y a donc pas de vraie musique mais plutôt un vacarme et un bourdonnement diaboliques ». Derrière ces généralisations on trouve la supposition, si ce n’est pas à proprement une affirmation, que sa musique, dédiée à « honorer Dieu », devait donner lieu au « délice permis de l’âme » de ses musiciens comme de ses auditeurs, comme si, comme le suggère Butt, « il y avait une connexion mécanique entre une intention de composition religieuse et un effet profane, terrestre ». C’était une autre manière, dont s’est prévalue Bach, d’affirmer l’unité des natures physiques et spirituelles [ …]
John Eliot Gardiner, La música en el castillo del cielo, Acantilado 2005 Traduction MB