Laquelle des sept merveilles du monde choisissez-vous ?









Quelqu’un a l’adresse du Airbnb des Jardins suspendus ?

IeMJ Lecture Episode 119-Chap 17

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Qu’on en juge

On ne s’en était pas mal tirés.
Ma femme n’avait pas lutté contre le sommeil depuis le départ de nos amis pour rien. Leur évaluation était tombée au son de la notification tant attendue de l’application Eat at home advisor. Le repas était gratifié d’une note approchant l’excellence. Nos invités avaient écrit dans la case prévue à cet effet que la perfection aurait été atteinte si notre petit garçon n’avait pas soudain crié depuis sa chambre. Nous nous étions précipités pourtant et leur avions expliqué qu’il avait fait un mauvais rêve que nous avions aussitôt calmé…
Le lundi, j’arrivai en retard au travail. C’était ma faute. Le concierge ne put m’ouvrir la porte car je n’avais pas entré sa note du week-end sur l’application Open the door.

Pour le reste, la semaine se déroula sans heurts. Je pus me rendre à tous mes rendez-vous extérieurs contrairement à la semaine antérieure où une note trop basse sur Hi Cab m’avait tenu éloigné de tous les taxis de la ville. Je ne pouvais m’en prendre qu’à moi. L’application m’informa que je devais cette note éliminatoire à un silence aussi récurrent que prolongé dans les taxis. Elle me proposa une seconde chance le vendredi. Je fus disert, souriant et généreux avec le chauffeur qui m’attribua des points qui me permirent de repasser au-dessus de la barre de l’élimination.
Je pus même perdre quelques grammes car mes repas durent se dérouler sans dessert. Je n’eus pas le temps d’en commander dans les deux restaurants où je me rendis car je passais trop de temps à rédiger sur Tripes Counselor l’évaluation obligatoire de l’entrée et du plat de résistance qui déclenche la possibilité de demander la partie sucrée.
J’eus le dimanche une longue conversation téléphonique avec mon frère. Il s’en déclara satisfait dans le questionnaire en ligne Yellow Quality of services.
Mon grand-père mourut mais ma grand-mère m’informa que l’enterrement avait été bien évalué sur Cemetery App.

IeMJ Lecture Episode 118-Chap 17

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Synergies

Je fais la supposition que nombre d’entre nous pensent au M. Jourdain de Molière, qui faisait de la prose sans le savoir, lorsqu’ils agissent à leur insu. Voilà que je faisais sur ce site de la multimodalité sans le savoir.
Je suis très fier que des chercheurs aient inclus mon expérience dans leurs travaux. Très heureux d’avoir été invité à la grande université mexicaine qu’est l’Unam pour un long témoignage. Très touché aujourd’hui par l’article signé par Maria Lucia Claro Cristovão, professeure à l’Université Fédérale de São Paulo – Unifesp.
Il paraîtra dans la revue Synergies dans quelques semaines sous le titre « Lectures littéraires multimodales en classe de français langue étrangère ».
En voici quelques extraits :

[…]Avec la mise en ligne de ses romans Il est mort Jim et Vox Latina, l’écrivain français Marc Boisson potentialise les possibilités de lecture d’un texte littéraire qui était déjà fort, original et pluriel dans sa version imprimée. Insérée dans un environnement virtuel marqué par la multimodalité […] et construit par l’écrivain lui-même, la publication numérique de ces romans ouvre de nouvelles possibilités pour la didactique de la lecture littéraire multimodale en cours de FLE. […].Depuis 2014, l’écrivain français Marc Boisson met à la disposition de ses lecteurs la version intégrale de deux de ses romans : Il est mort, Jim (2014), publié sur son site Internet et Vox Latina (2002), publié sur la page facebook dédiée à l’ouvrage. L’auteur a ainsi transposé la version imprimée de ces deux romans sur un espace numérique marqué par la « multimodalité ». Ce concept de multimodalité a été redéfini et développé par les chercheurs G. Kress et T. Van Leeuwen (2001, 2006) à partir des travaux de M. K. Halliday (1978) et fait référence à la présence dans un texte de différents modes sémiotiques (langue écrite, langue orale, images fixes et mobiles, sonorités, musique…) qui interagissent dans la construction du sens. […] Avant d’analyser comment la construction du sens du texte littéraire se retrouve transformée par l’environnement multimodal créé par l’auteur, nous allons tout d’abord nous pencher sur les caractéristiques stylistiques de ces deux romans dans leur version imprimée et donc monomodale, c’est-à-dire, constituée d’un seul mode sémiotique – dans ce cas, le texte écrit. Plusieurs raisons nous ont menés à choisir ces deux romans pour travailler le texte littéraire en classe de FLE à partir d’une approche subjective.  En voici quelques-unes : un auteur qui crée des « espaces » dans son texte, qui laisse des espaces à compléter, qui évite l’évident, qui surprend constamment le lecteur ; un texte littéraire pluriel et multifacette ; un texte qui incite à l’interprétation, qui sollicite l’intervention et la participation du lecteur pour la construction du sens. Il y a dans les romans la présence de ces « tensions » nécessaires (GERVAIS, 2006) pour rendre possible le passage à un degré plus approfondi et plus enrichissant de lecture. Autrement dit, nous disposons de tous les éléments nécessaires pour passer du niveau de compréhension à celui de l’interprétation ; un procédé de narration original et surprenant, avec une alternance des plans d’énonciation et un recours fréquent au discours indirect libre ; un récit également pluriel dont l’ordre n’est pas chronologique ; des effets de surprise, l’inattendu dans le fond et dans la forme, de l’humour. Il s’agit par conséquent de textes littéraires qui incitent le lecteur à créer des images mentales non seulement à partir de l’univers proposé et décrit dans l’œuvre mais aussi à partir des « espaces » à compléter qui sont créés par l’auteur. Ces deux romans de Marc Boisson favorisent ainsi le développement de plusieurs activités fictionnalisantes (LANGLADE) chez le lecteur-sujet, notamment la « concrétisation imageante » dont parle Paul Ricoeur.[…] Dans la publication multimodale des romans Vox Latina et Il est mort Jim, l’image n’épuise ni ne se substitue à la construction visuelle du lecteur, aux concrétisations imageantes (RICOEUR, 1984). Au contraire, elle incite le lecteur à de nouvelles créations, constructions, associations. L’image peut souvent surprendre, elle n’est pas simplement illustrative. Elle crée aussi des espaces à compléter.

Revue Synergies Brésil nº13 (à paraître)

IeMJ Lecture Episode 117-Chap 17

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Le paysage défilait devant ses yeux

« Le paysage défilait devant ses yeux. Elle n’aurait pas voulu interrompre ce voyage, même si ses couleurs n’étaient pas celles de la joie. Elle savait que ce gris infini était la première image qui impressionnait les Latino-américains en arrivant en Europe. Les vieilles maisons en pierre aux portails remplis de lierre, aux lourds escaliers en fer et aux toits en ardoise – desquels les Français sont si fiers, signifiaient pour eux une austérité remplaçant implacablement les jours insouciants. »

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Ca bouge ?

Défense de l’environnement ou gros salaire ? Des étudiants de grandes écoles ont choisi.

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IeMJ Lecture Episode 116-Chap 17

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Jim est mort à La Paz

L’ÉNIGME DE LA MORT IMMINENTE : IL EST MORT JIM, DE MARC BOISSON, UNE RÉFLEXION SUR LES LIMITES DE L’ÊTRE ET DE L’IMPERMANENCE
Un des grands mystères et thème de réflexion profonde dans les sociétés antiques et modernes est représenté par la mort. Diverses civilisations ont affronté la pensée de l’existence et le fait de la quitter : les cultures égyptienne, hindou, grecque, inca, africaine, etc, pour ne mentionner qu’elles, ont ancré leur pensée dans l’idée d’un être ici et maintenant.
Mexico est un pays où le thème de la mort est le quotidien dans lequel ont vécu les différents peuples et groupes originaires de cette partie du monde. Le contraste n’est pas grand entre des groupes culturels comme les Aztèques, Mayas, Zapothèques, Tarasques, parmi beaucoup d’autres, qui envisagent la mort non comme une fin, la cessation de l’être, mais comme une continuité du cycle de l’existence. Ces diverses civilisations ont centré leur attention sur “un autre cosmos, une autre existence” et ont permis que leur vie s’articule autour de cette altérité. La conquête de Mexico est basée sur cette cosmogonie : l’éternel retour du Dieu Quetzalcoatl que reviendrait pour pour la poursuite de son être après la fin de son existence.
Marc Boisson est un écrivain français au regard attentif et au verbe ample qui nous interpelle sur le concept de la mort imminente : la vie après la mort ou l’absence de la mort à travers la réflexion sur la vie éternelle au bout de l’existence. Il est mort Jim est un roman profond.
Plus qu’un récit, c’est un mot lancé en l’air à la recherche de résonance chez le lecteur, auquel il est proposé de re-naître et de revenir à la vie via l’abandon de l’existence. Le roman, qui pourrait paraître une recherche sur les problèmes profonds de l’âme, centre son attention sur la pensée des personnages qui ne cessent de (se) questionner : pourquoi est-il possible de revenir de la mort ? Où se résoud le mystère de la très fine ligne dichotomique entre la vie et la non-existence ? Comment va-t-on récupérer la matière, le sens tactile dans un cosmos où tout a apparemment disparu ?
Au moyen d’une énorme quantité de réflexions, Marc Boisson laisse les possibles réponses à l’imagination du lecteur, les partage comme un complément de ce qui s’avère nécessaire pour que le corps puisse laisser se détacher ce qu’on appelle “l’âme”. C’est une façon supplémentaire de partager l’espace où les possibilités d’union de l’existence et de sa fin établissent un dialogue qui progresse vers un regard intérieur qui ne cesse de toucher pensée et sentiment de qui effectue le voyage avec les personnages. Ces derniers approchent le vraisemblable de manière constante et nous tendent des réponses surprenantes quand ils transforment leur parole en varités lacérantes sur l’existence et “l’au delà”, l’autre univers, celui que nous ne connaissons pas, qu’ils nous suggèrent.
Le texte est également une constance référence intellectuelle via la citation ou la note bibliographique qui nous ouvre un grand univers de contacts avec ceux qui ont fait de la recherche autour de la mort (imminente) un thème qui ne cesse de nous surprendre mais aussi de remplir des vides et d’amener le lecteur à se questionner sur sa vie. Le sujet de la mort devient une référence sur la vie, quelle qu’elle soit. Il est mort Jim est une invitation au delà de l’immédiateté, plus loin que la propre réalité, à nous plonger dans la pensée et –probablement – dans l’intériorité de ceux qui un jour ont vécu l’expérience de quitter la vie l’espace d’un instant, une seconde, une fraction de temps qui, dans l’éternité, se convertit en un ample concept de circonstances et de références à la mort. Comme la vie.
Dr Rubén Sandoval – écrivain, directeur du Centre culturel Roger de Conynck – La Paz – Basse Californie – Mexique


EL ENIGMA DE LA MUERTE INMINENTE: ESTA MUERTO JIM, DE MARC BOISSON, UNA REFLEXIÓN ENTRE LOS LIMITES DEL SER Y EL ESTAR
Uno de los grandes misterios o temas de reflexión profunda en las sociedades antiguas y modernas está representado por la muerte. Diversas civilizaciones han enfrentado el pensamiento de la existencia y el dejar de tenerla: las culturas egipcia, indú, griega, inca, africana, etc., por sólo mencionar algunas,  han fundamentado su pensamiento en la idea de un estar aquí y ahora.
México es un país en donde el tema de la muerte es lo cotidiano dentro de lo cual han vivido los diversos pueblos y grupos originarios de esta parte del mundo. No es extraño el contraste entre los grupos culturales como los aztecas, mayas, zapotecas, tarascos, entre muchos más, que toman a la  muerte no como el final,  un dejar de ser, sino una continuidad en el ciclo del existir.  Las diversas civilizaciones han centrado su atención, y han permitido que su vida gire en torno a un “otro cosmos, otra existencia”. La conquista de México tiene su base en esta cosmogonía: el eterno retorno del Dios Quetzalcoatl que volvería para de nuevo continuar el ser, después de haber dejado de existir.
Marc Boisson, joven escritor francés, de mirada atenta y palabra honda, nos vuelve los ojos sobre el concepto de la muerte inminente: la vida después de la muerte, o el dejar de morir mediante la reflexión  de la vida eterna después de la existencia. Esta muerto Jim es una  novela profunda.
Más que una narración es una palabra lanzada al aire en busca de resonancia en el lector, al cual se le propone el re-nacer o el volver a la vida a través del abandono de la existencia. La novela, aunque pudiera parecer una búsqueda sobre los problemas profundos del alma, centran su atención en el pensamiento de los personajes que no dejan de cuestionar(se) ¿por qué es posible volver de la muerte? ¿en dónde se resuelve el misterio en la muy ligera línea dicotómica entre la vida y la no-existencia? ¿cómo vamos a recuperar la materia,  lo táctil dentro de un cosmos en donde, aparentemente, todo ha desaparecido?
Mediante el auxilio de una enorme cantidad de reflexiones, Marc Boisson deja a la imaginación de su lector las posibles respuestas, las  comparte como un complemento de lo necesario para que el cuerpo pueda dejar desprenderse de la llamada “alma”. Una manera más de compartir el espacio en donde las posibilidades de unión de la existencia y el dejarla, se dan en los diálogos los cuales, conforman  su progreso hacia una mirada interior que no deja de tocar pensamiento y sentimiento de quien realiza el viaje con los personajes. Estos personajes tienen más un acercamiento a lo verosímil, y nos producen respuestas sorpresivas cuando convierten su palabra en lacerantes verdades relacionadas con la existencia y el “más allá”, el otro universo, el que no conocemos, el que nos sugieren.
El texto es, además, una referencia intelectual constante mediante la cita y/o la nota bibliográfica que nos abre un gran universo de contacto con quienes han hecho de la investigación en torno a la muerte (inminente) un tema que no deja de sorprender, pero también de llenar de contenidos y cuestionar sobre la vida al lector. El tema de la muerte se transforma en una referencia a la existencia, cualquiera que ésta sea. Abordar, entonces, Esta muerto Jim es una motivación a ver más allá de lo inmediato, más lejos que la propia realidad, a sumergirnos en el pensamiento y–probablemente- en el sentir de quien haya experimentado alguna vez el hecho de dejar la existencia por un instante, un segundo, una fracción de tiempo que, en la eternidad, se convierte en un concepto enorme de circunstancias  y de referencias a la muerte. Como la vida.
Dr Rubén Sandoval, escritor, director del Centro cultural Roger de Conynck – La Paz – Baja California – México